Santé mentale des sportifs : "Ils sont dans une exigence énorme vis-à-vis d'eux-mêmes"

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Sa prise de parole a mis en lumière un sujet de plus en plus évoqué dans le monde du sport, mais qui reste encore souvent tabou. À Roland-Garros, la championne japonaise Naomi Osaka a refusé de participer aux conférences de presse du tournoi afin de préserver sa santé mentale, et expliqué avoir connu des périodes de dépression après sa victoire à l'US Open en 2018. Et à son image, de plus en plus de sportifs ont récemment assumé publiquement avoir connu des troubles de la santé mentale. Invitée dimanche d'Europe 1, Elise Anckaert, psychologue clinicienne et psychologue du sport à l'Insep, rappelle que les sportifs peuvent avoir d'autant plus de mal à avouer leurs faiblesses qu'ils se sont souvent construits dans une obsession de la performance.

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Pour cette spécialiste, il n'est pas surprenant que les sportifs puissent, comme tous, voir leur santé mentale fragilisée. "La quête de perfection des sportifs est quand même un chemin périlleux", explique-t-elle. "Ils commencent en général assez tôt, et se construisent avec un rapport à la performance très particulier… Ils jouent une estime d'eux-mêmes dans leur rapport à la performance, ils sont exposés. Cela peut fragiliser et mettre à l'épreuve leur état de santé."

Les sportifs "ne savent pas toujours dire stop"

"Le sportif est parfois un peu 'objectalisé'", ajoute Élise Anckaert. "On le voit dans son rapport à la performance… C'est comme s'il n'ava...


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