Santé: l'Assemblée nationale française se penche sur les dangers des «polluants éternels»

On les appelle « polluants éternels » car ils persistent des décennies dans l'air, le sol, les rivières et s'accumulent aussi dans la nourriture et dans nos corps. Les PFAS, substances chimiques aux propriétés antiadhésives ou résistantes à l'eau et à la chaleur, sont très utilisées dans les produits de tous les jours. Résultat, on en retrouve désormais partout, jusqu'en Antarctique ou dans les huîtres. Et ils ont des conséquences néfastes pour la santé. Un scandale sanitaire porté ce jeudi 4 avril devant l'Assemblée nationale française, où la proposition d'un député écologiste pour en restreindre en partie l'usage doit être examinée.

Le scandale de cette pollution massive, notamment autour des sites de fabrications des PFAS, aussi appelés « polluants éternels », a éclaté il y a 25 ans aux États-Unis. En France, il était resté sous les radars. Mais entre enquêtes journalistiques, pressions des ONG et autres collectifs de riverains victimes de ces substances chimiques, les choses sont en train de changer.

Le député écologiste de Gironde, Nicolas Thierry, espère donc que ses collègues valideront son texte : « Les ustensiles de cuisine, le textile ou encore le fart de ski – ce que l'on met sous le ski pour que ça glisse... Là, il y en a (des PFAS, ndlr), et c'est inutile. Ça nous expose et abîme notre santé. On propose de les interdire. »

Pour se faire entendre, les salariés du groupe SEB tapent avec des cuillières en bois sur les poêles de leur entreprise devant l'Assemblée nationale.


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