Santé. Consultations vidéo ou téléphoniques : la télémédecine sort grandie de la pandémie

Courrier international (Paris)
1 / 2

Santé. Consultations vidéo ou téléphoniques : la télémédecine sort grandie de la pandémie

À la faveur de la pandémie, de nombreux médecins et hôpitaux se sont mis à prodiguer des soins à distance par téléphone, mais surtout grâce à la vidéo. Une expérience réussie qui encourage certains à aller plus loin.

“On a peine à imaginer que la pandémie dévastatrice que nous traversons puisse avoir de bons côtés. Et pourtant, je crois bien en avoir trouvé un : [l’essor de] la télémédecine”, estime, dans une tribune du Seattle Times Jillian Worth, médecin à Bainbridge Island, dans l’État de Washington. Selon elle, le secteur du soin est notoirement long à la détente du changement, et attaché à des technologies désuètes. “Quelle autre industrie utilise encore des bippers et des fax ?” fait-elle remarquer.

Mais avec la nécessité de limiter les contacts d’une part et de libérer des lits dans les hôpitaux pour les réserver aux malades du Covid-19 d’autre part, la profession s’est mise à la télémédecine à marche moins forcée qu’on aurait pu le croire. De nombreux généralistes et spécialistes, partout dans le monde, ont remplacé les face-à-face par des consultations vidéo ou tout simplement téléphoniques. Jillian Worth affirme que la télémédecine lui permet de garder le lien avec ses patients, par exemple en faisant “la tournée” de ceux qui souffrent de maladies chroniques et qui ne peuvent de toute façon pas toujours sortir de chez. Selon elle, ces “visites virtuelles” peuvent faire toute la différence.

Mieux saisir les maux des patients

L’emploi de la vidéo s’est même révélé encore plus utile qu’elle ne s’y attendait. Dans sa tribune, Jillian Worth raconte le cas d’une consultation par écrans interposés avec une patiente violoncelliste souffrant d’engourdissements dans la main gauche. La musicienne a pu lui montrer comment elle tenait son instrument, ce qui n’aurait pas été possible en temps normal, à moins de se déplacer jusqu’au cabinet médical avec son violoncelle. “En la regardant jouer, j’ai constaté qu’elle imposait ainsi à son poignet une compression typique

[...] Lire la suite sur Courrier international

À lire aussi :