Santé. Au Royaume-Uni, les sages-femmes dénoncent une “crise de la maternité”

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Ce dimanche 21 novembre, des manifestations ont été organisées dans plus de cinquante villes britanniques pour alerter sur les conditions de travail des sages-femmes, qui se plaignent de surmenage en raison d’un manque de personnel.

“Nous sommes censées nous occuper de trois à quatre femmes qui accouchent en même temps. Comment voulez-vous que nous leur accordions toute notre attention ?” Chantelle Thornley fait partie des organisatrices de la marche du 21 novembre, destinée à dénoncer une “crise de la maternité” au Royaume-Uni. “Je suis sage-femme depuis 25 ans et c’est la première fois que je ressens le besoin d’agir”, explique-t-elle au journal The Guardian, précisant travailler “treize heures par jour” et avoir “à peine le temps de boire quelque chose ou d’aller aux toilettes”. D’après un récent sondage du Royal College of Midwives (RCN), 57% des sages-femmes envisagent de quitter la profession l’année prochaine.

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À la maternité de Notthingham, ville des Midlands, une enquête est cours au sujet de 46 bébés morts-nés ou souffrant de lésions cérébrales entre 2010 et 2020, rapporte le quotidien britannique dans un autre article. D’après Chantelle Thornley, les difficultés du métier de sage-femmes se sont accentuées, alors que les effectifs ne cessent de réduire. Elle affirme “prendre en charge désormais bien davantage de femmes souffrant de problèmes de santé et de santé mentale, ainsi que de femmes en surpoids et d’autres dont l’anglais n’est pas la langue maternelle”.

Lors de la manifestation des sages-femmes, dimanche 21 novembre, on pouvait lire divers slogans soulignant le manque de personnel, comme celui-ci (visible sur l’une des photos ci-dessous) : “Sur 30 sages-femmes nouvellement formées, 29 abandonnent”.

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