Santé : au Costa Rica, les bienfaits de l'équithérapie

Après seulement quelques caresses partagées avec un cheval, Stéphanie Arce se sent déjà mieux. Cette jeune costaricienne débute sa quatrième séance d’équithérapie, afin de soigner sa dépression. "J’étais prête à faire quelque chose de fou. Vraiment je l’étais, j’étais fatiguée. Je n’avais plus envie de vivre. J’avais des pensées… Vous ne pouvez pas imaginer…", témoigne-t-elle. Dans l'équithérapie, ce n’est pas le cheval en lui-même qui guérit, mais le lien qui se créé entre lui et le patient qui stimule les sens. La police montée du Costa Rica à l'origine de ces séances L’équithérapie serait aussi efficace sur des pathologies physiques, comme celle de Gilbert Serrano. Ce patient souffre d’une paralysie temporaire due à une artère bouchée. "J’étais surprise parce que je suis arrivé ici presque en rampant (…). Après cinq séances de thérapie, je peux maintenant courir, marcher, écrire, manger, conduire ma voiture et me promener partout", reconnait-il, étonné. Les séances, d'une durée de 45 minutes, sont organisées par la police montée du Costa Rica. William Jimenez, officier et lui-même ancien patient en équithérapie est persuadé des bienfaits de cette méthode. "Peut-être que cela semble ridicule pour certaines personnes, mais pour moi, ils sont des psychologues à quatre pattes et ont un coeur énorme. C’est pourquoi ils nous aident", explique-t-il. L’équithérapie se développe depuis 15 ans, en complément de la médecine traditionnelle.