Sanna Marin et Jacinda Ardern taclent la question d’un journaliste sur leur âge

La Première ministre finlandaise Sanna Marin (à gauche) et la Première ministre néo-zélandaise Jacinda Ardern (à droite) posent ensemble, lors de leur première rencontre officielle le 30 novembre 2022 à Auckland.
Dave Rowland / Getty Images La Première ministre finlandaise Sanna Marin (à gauche) et la Première ministre néo-zélandaise Jacinda Ardern (à droite) posent ensemble, lors de leur première rencontre officielle le 30 novembre 2022 à Auckland.

INTERNATIONAL - Aurait-on posé la même question à deux hommes ? Depuis Auckland, en Nouvelle-Zélande, la première rencontre entre Sanna Marin, première ministre de la Finlande et Jacinda Ardern, première ministre néo-zélandaise a été perturbée par la question déplacée d’un journaliste, adressée aux deux dirigeantes.

La visite de Sanna Marin, 37 ans, ce mercredi 30 novembre dans le pays insulaire situé dans le sud-ouest de l’océan Pacifique a attisé de nombreuses questions sur les véritables raisons de cette réunion avec son homologue locale, la première du genre pour un premier ministre finlandais. Des interrogations matérialisées par la remarque d’un journaliste de la chaîne de radio néo-zélandaise Newstalk ZB.

« Beaucoup de gens vont se demander si vous vous êtes rencontrées juste parce que vous avez le même âge et que vous avez beaucoup de choses en commun, comme l’année où vous êtes entrés en politique, ou si nous pouvons nous attendre à voir plus d’accords entre nos deux pays à l’avenir », entame le journaliste avant d’être rapidement nterrompu par Jacinda Ardern. La première ministre néo-zélandaise demande alors au journaliste « si quelqu’un a déjà demandé à Barack Obama et John Key (premier ministre de Nouvelle-Zélande entre 2008 et 2016) s’ils se sont rencontrés parce qu’ils avaient le même âge ? ». Une question rhétorique, qui restera évidemment sans réponse.

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Face à cette remarque à la tonalité misogyne, la dirigeante néo-zélandaise de 42 ans ajoute : « Nous avons, bien sûr, une plus grande proportion d’hommes en politique c’est la réalité. Et si deux femmes se rencontrent, ce n’est pas simplement en raison de leur genre ».

Convaincue du bien-fondé de cette réunion, Jacinda Ardern estime que c’« est une chance... [de] vraiment tirer parti des opportunités économiques entre nos deux pays », soulignant que leur travail consiste à faire avancer ces relations commerciales « quel que soit notre sexe ». Sanna Marin se permet alors d’ajouter que cette rencontre a lieu « parce que nous sommes Premières ministres », point.

Des sujets qui rapprochent

Après ces éclaircissements pour le journaliste néo-zélandais, les deux dirigeantes n’ont pas manqué la moindre occasion de mettre en évidence les différents points communs qui lient Finlande et Nouvelle-Zélande, à commencer par leur « engagement fort » pour soutenir l’Ukraine depuis le mois de février, partageant le même constat d’un ordre mondial sous pression, en raison de l’invasion du pays par son voisin russe.

Sanna Marin a également profité du moment pour évoquer le sort des femmes iraniennes depuis la naissance des mouvements de contestations mi-septembre en Iran. « Je m’inquiète également de la situation en Iran en ce moment... Les femmes courageuses qui protestent contre les lois et la situation sécuritaire des femmes en Iran, nous devons aborder ce genre de problèmes ensemble », a-t-elle martelé lors de cette conférence de presse où ralentissement économique mondial et coût de la vie étaient à l’ordre du jour.

Cette nouvelle attaque n’est pas une première pour la dirigeante finlandaise Sanna Marin, malmenée pendant plusieurs mois en Finlande, à cause d’une fuite d’images de la cheffe d’État finlandaise lors d’une soirée privée, étalée en une de la presse nationale. Le 4 novembre, la dirigeante sociale-démocrate avait d’ailleurs été complètement blanchie dans cette affaire où elle avait tout de même été obligée de réaliser un test antidrogue pour « dissiper tout soupçon » face aux nombreuses plaintes pour mauvaise conduite.

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