Sang-froid

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Nouvel échec du terrorisme. Au rythme infernal d’un attentat sanglant par jour dans le monde, les fanatiques de Daech - ou ceux qui s’en réclament - tentent de faire pression sur les peuples par le biais d’une terreur aveugle. L’ignominieux massacre des innocents n’empêche pas les opérations d’Irak et de Syrie contre l’Etat islamique de continuer ; ni les opinions de soutenir sans ciller les gouvernements qui interviennent sur le terrain. Les populations gardent leur sang-froid dans la plupart des cas et, dans les démocraties, la vie publique garde tous ses droits. Ainsi en va-t-il en France, où deux individus fortement suspects de préparer un attentat viennent d’être arrêtés. Alors même que trois candidats importants avaient été avertis des menaces, ils ont maintenu leur programme d’apparitions publiques et la campagne électorale se poursuit. Les candidats se sont abstenus de toute récupération politique de ces menaces, gardant dans le débat une louable retenue civique. Tous les candidats, sauf une : Marine Le Pen. Ne reculant devant aucune démagogie, elle affirme qu’avec elle la sécurité des Français serait sauvegardée, pour la raison qu’elle n’hésiterait pas à prendre des mesures contraires aux libertés publiques. Affirmation totalement gratuite. Le terrorisme touche tous les régimes. Dictature implacable, la Chine n’est pas plus épargnée que la France par les terroristes, tout comme la Russie de Poutine, où l’on n’hésite pourtant pas à recourir à des méthodes musclées. En fait, comme le montre la double arrestation de mardi, c’est bien plus l’action de renseignement des services spécialisés comme la DGSI qui aboutit à des résultats tangibles que le soi-disant réalisme des avocats d’une répression tous azimuts et d’un état d’urgence permanent. Dans la lutte contre la terreur, la démocratie n’est pas un handicap. C’est même souvent le contraire.



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