Sang contaminé au Royaume-Uni: mensonges et dissimulations dénoncés dans l'enquête publique

Les conclusions du rapport sur le scandale du sang contaminé présenté ce lundi 20 mai sont accablantes pour les autorités de l'époque. Le juge Brian Langstaff, qui a présidé l'enquête, estime que des milliers de décès auraient pu être évités, et que les gouvernements successifs, ainsi que les autres autorités compétentes, « n'ont pas mis la sécurité des patients avant tout ». Dans l'après-midi, devant le Parlement, le Premier ministre Rishi Sunak a présenté des excuses officielles.

De notre correspondante à Londres,

Une bonne partie des infections, pas toutes mais une bonne partie, auraient pu et auraient dû être évitées. Ce désastre n’est pas un accident ni une question de « si on avait su ». Dans son rapport long de 2 500 pages, l’équipe de l’enquête publique identifie une série d’erreurs, collectives, individuelles, systémiques.

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Parmi ces erreurs : les mensonges et la lenteur du gouvernement à tester les dons de sang, l’absence d’autosuffisance du Royaume-Uni en matière de produits sanguins et l’importation de sang américain. Des traitements contre l’hémophilie n’auraient jamais dû être approuvés. Côté sanitaire, les médecins n’informaient pas toujours les patients de leur statut sérologique. Et certaines archives, certains dossiers médicaux ont été détruits.


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