« Le Sang de la cité », un nouvel espoir pour la fantasy française

Par Phalène de La Valette et Lloyd Chéry
·1 min de lecture
Le Sang de la cité, en librairie le 16 avril 2021.
Le Sang de la cité, en librairie le 16 avril 2021.

C'est les mains tremblantes et le c?ur battant qu'on s'est plongés dans les premières pages du Sang de la cité, premier tome d'une ambitieuse saga de fantasy en six volets baptisée La Tour de garde et lancée ce vendredi. On exagère à peine : la promesse éditoriale est si belle (deux trilogies parallèles imaginées par un couple d'écrivains) qu'on craignait d'être cruellement déçus. Dieu sait si la fantasy française regorge de promesses non tenues et d'espoirs brisés ! On voulait aimer ce livre parce qu'on rêve d'une nouvelle épopée fantastique à la Ange, le tandem (Anne et Gérard Guéro) qui avait fait briller la production tricolore avec Ayesha, la légende du peuple turquoise, il y a vingt ans déjà. Gros soupir de soulagement donc : on a aimé.

Le Sang de la cité est avant tout, comme nous l'a décrit son auteur Guillaume Chamanadjian, « un roman d'aventures ». « Très influencé par le panache d'Alexandre Dumas et le travail d'Umberto Eco », le primoromancier déroule dans un style sobre mais énergique les pérégrinations de Nox, un commis d'épicerie plus malin qu'il n'y paraît, attaché à la maison d'un seigneur aux intentions énigmatiques, dans la capitale fourmillante de Gemina. L'existence de Nox bascule lorsqu'il se voit propulsé dans la face sombre de sa cité, le Nihilo (un peu comme « le monde à l'envers » dans Stranger Things). Alors qu'il tente de maîtriser cet étrange pouvoir, Nox est emporté par un tourbillon de complots, d'assassinats et de négociation [...] Lire la suite