Sandrine Rousseau sous protection policière? L'élue s'inquiète de "violences de l'extrême droite"

Sandrine Rousseau, invitée de BFMTV, le 30 octobre 2022 - BFMTV
Sandrine Rousseau, invitée de BFMTV, le 30 octobre 2022 - BFMTV

Sandrine Rousseau bientôt sous protection? La députée de la Nupes a confirmé ce dimanche sur le plateau de BFMTV que le ministère de l'Intérieur lui avait proposé de bénéficier d'une protection policière. L'écologiste, régulièrement menacée sur les réseaux sociaux, estime qu'il existe des risques de "violences de l'extrême droite" en direction des "femmes politiques de gauche".

"J'ai envoyé tout un dossier (pour être éventuellement placée sous protection policière), puisque cela m'a été demandé au ministère de l'Intérieur", a-t-elle déclaré, précisant que rien n'avait encore été décidé à ce sujet.

"Je n'ai pas très envie de vivre sous protection policière, mais ce que j'ai envie de savoir c'est: 'quelle est l'ampleur du risque que j'encours?'", commente-t-elle.

Les femmes politiques de gauche particulièrement visées?

L'Opinion avait rapporté le 11 octobre dernier que le placement sous protection policière de Sandrine Rousseau était envisagé par le quai d'Orsay. L'élue de gauche s'est ensuite vue confirmer l'information par un SMS de Gérald Darmanin.

"Je pense qu'il ne faut jamais négliger la violence de l'extrême droite vis-à-vis notamment des femmes politiques de gauche", a déclaré ce dimanche Sandrine Rousseau sur notre antenne.

"On l'a vu avec ce qu'il s'est passé avec le conjoint de Nancy Pelosi (attaqué au marteau à son domicile). On l'a vu aussi avec Joe Cox, une député écossaise pendant le Brexit, qui a été poignardée", a-t-elle justifié.

Les proches de la députée écologiste ont assuré auprès de France Info que Sandrine Rousseau était "la cible d'attaques coordonnées en règle" sur les réseaux sociaux en raison de ses prises de position politiques. Elle a déjà déposé plainte à trois reprises.

Article original publié sur BFMTV.com