Sandrine Rousseau chante « Debout les femmes » à l’Assemblée nationale

Sandrine Rousseau a entonné « Debout les femmes » lors des questions au gouvernement du 14 novembre.
Capture d’écran Assemblée nationale Sandrine Rousseau a entonné « Debout les femmes » lors des questions au gouvernement du 14 novembre.

POLITIQUE - La séquence ne dure qu’une dizaine de secondes. Sandrine Rousseau s’est mise à entonner l’hymne du Mouvement de libération des femmes « Debout les femmes » lors des questions au gouvernement du 14 novembre.

La France doit se mobiliser pour protéger toutes les filles et les femmes de l’Union Européenne

La députée écologiste a utilisé son droit de réplique pour dénoncer à sa façon « les seules 0,6 % de condamnations des viols en France », comme vous pouvez voir dans la vidéo ci-dessous. « Nous qui sommes sans passé, les femmes. Nous qui n’avons pas d’histoire. Depuis la nuit des temps… », a-t-elle entonné dans l’hémicycle avant que la présidente de l’Assemblée Yaël Braun-Pivet ne lui coupe son micro, bien qu’il lui restait près de 30 secondes de temps de parole à son chronomètre.

« Par respect pour cet hémicycle et ce qu’il représente, je ne vais pas me mettre à chanter », a fustigé le ministre du Numérique Jean-Noël Barrot lorsqu’il a eu la parole juste après l’intervention de Sandrine Rousseau.

Sandrine Rousseau avait interrogé le gouvernement sur la position de la France concernant une directive européenne sur la lutte contre les violences faites aux femmes.

« La France fait obstacle à l’intégration du viol dans ce texte », a-t-elle dénoncé. « La loi française, telle qu’elle est écrite aujourd’hui suppose que les femmes sont toutes et tout le temps a priori consentantes, il faut qu’il y ait menace, surprise ou contrainte pour que la justice puisse éventuellement statuer », a rappelé la députée. « La France doit entrer dans le XXIe siècle, oui la définition du viol est un “acte sexuel sans consentement”  ».

La Ministre chargée de l’Égalité entre les femmes et les hommes Bérangère Couillard lui a rétorqué que la législation française est l’une des « plus répressive d’Europe » et que « les critères “violence, contrainte, menace ou surprise” dans le droit français servent justement à caractériser l’absence de consentement de la victime à la relation sexuelle. » « La Commission européenne ne propose que deux critères : la menace et la violence », a-t-elle justifié.

La directive européenne mentionnée par Sandrine Rousseau vise à harmoniser la lutte contre les violences faites aux femmes. Mais Paris s’est dit contre l’ajout d’une définition commune du viol.

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