Sandrine Rousseau appelle Adrien Quatennens à se mettre "en retrait de toute parole publique"

Sandrine Rousseau le 19 septembre 2021 à Paris  - Sameer Al-DOUMY / AFP
Sandrine Rousseau le 19 septembre 2021 à Paris - Sameer Al-DOUMY / AFP

Elle invite Adrien Quatennens à aller plus loin. La députée EELV Sandrine Rousseau appelle ce dimanche le numéro 2 de La France insoumise à se mettre "en retrait de toute parole publique", et pas seulement de sa fonction de coordinateur du parti, après avoir notamment reconnu une "gifle" envers son épouse.

"Il faut qu'il se mette en retrait de toute parole publique, voire en retrait du groupe LFI à l'Assemblée", a déclaré Sandrine Rousseau sur Radio J.

"Ce n'est pas possible de représenter les hommes et les femmes (...) quand on s'est rendu coupable de tels actes", a-t-elle insisté, jugeant qu'il était "indispensable" qu'Adrien Quatennens "quitte la coordination du parti", comme il l'a lui-même annoncé dimanche matin.

Rousseau réclame des sanctions de LFI

Dans un long communiqué publié ce dimanche, le député du Nord détaillé les "disputes" parfois violentes avec son épouse, reconnaissant aussi lui avoir "donné une gifle", "dans un contexte d'extrême tension et d'agressivité mutuelle". Le Canard enchaîné avait pour sa part révélé mardi qu'une main courante avait été déposée par son épouse.

"Ce n'est pas si courant que cela les personnes qui reconnaissent les violences. Donc acte il l'a fait", a commenté Sandrine Rousseau.

Pour autant, la députée écologiste a également dit attendre des "sanctions" de La France insoumise envers Adrien Quatennens. "Il y a maintenant une décision du parti politique à prendre", a insisté l'élue et militante féministe. Pourrait-il tout de même succéder à Jean-Luc Mélenchon dans ce contexte ? "Je pense que c'est compromis", a-t-elle également répondu.

Dans l'immédiat, Adrien Quatennens bénéficie tout de même toujours de la "confiance" et de l'"affection" de Jean-Luc Mélenchon. L'ex-candidat insoumis à la présidentielle a "salué sa dignité et son courage" sur son compte Twitter, dénonçant "la malveillance policière" et "le voyeurisme médiatique" dans cette affaire.

Article original publié sur BFMTV.com