Sandrine Mörch, députée En marche : "Il nous faut absolument changer de discours sur les jeunes"

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Après quatre mois d’enquête, quel état des lieux dressez-vous?
La pandémie et le confinement ont accentué la précarité et la déprime des jeunes. Mais ne tombons pas dans la sinistrose. Le gouvernement a déployé des moyens considérables pour y faire face. Sur le terrain, tous les acteurs - associations, administrations et collectivités territoriales - ont collaboré activement à trouver des solutions. Les jeunes se sont engagés très rapidement auprès de nos concitoyens. Mais aujourd’hui la crise révèle des inégalités profondes résultant de décennies de politiques sourdes à la jeunesse. Elle sert de détonateur pour avancer et construire une politique ambitieuse.

Avez-vous déjà constaté un accroissement de la pauvreté?
La Covid-19 a mis en lumière la grande pauvreté qui progresse depuis des dizaines d’années : la moitié des personnes aidées par les Restos du cœur ont désormais moins de 25 ans, et 40% d’entre eux sont mineurs. La France compte actuellement 600.000 jeunes au chômage ; c’est le plus fort contingent d’Europe. Face à cela, je propose d’entamer une réflexion afin d’élargir la garantie jeune. C’est un de nos rares points de divergence avec Marie-George Buffet qui, elle, préconise un "RSA jeune". La garantie jeune me semble bien plus pertinente puisque c’est l’accompagnement vers la professionnalisation du jeune qui déclenche sa rémunération. Élisabeth Borne, la ministre du Travail, de l’Emploi et de l’Insertion, a déjà annoncé le doublement du nombre de bénéficiaires ...


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