Sandrine et Jeanne Bonnaire, productrices de mère en fille

Sandrine et Jeanne Bonnaire ont créé ensemble A nos amours, leur société de production audiovisuelle.

Dans la famille, les femmes ont toujours joué un rôle prépondérant. A commencer par Lucienne, la mère, à la tête d’une fratrie de onze enfants : « Ma maman, raconte Sandrine Bonnaire, est un personnage qui a eu toutes les audaces, toutes les fantaisies. Petite, je la voyais danser, écrire des poèmes, chanter, rêver. C’était une femme très joyeuse, très libre. Enfants, avec mes frères et sœurs, nous étions témoins de ses histoires d’amour. On adorait les amants de ma mère autant que nous adorions notre père. Elle n’était pas heureuse avec lui. Il était gentil mais peu expansif, elle avait envie d’autre chose. Dans la journée, elle s’occupait de nous et, le soir, on la voyait partir pour retrouver celui qu’elle aimait… J’étais contente parce que je la sentais heureuse. Mon père était au courant et ils n’ont jamais divorcé. »

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Une grand-mère que Jeanne aussi semble vénérer : « Même si, enfant, je la croyais dingue. Aujourd’hui, je réalise combien elle est forte. »
Jeanne, 25 ans, est la fille que Sandrine a eue avec le comédien américain William Hurt. Entre mère et fille, la tendresse est palpable et la complicité, infinie. Pour justifier cette relation fusionnelle, Jeanne explique : « Déjà, quand j’étais bébé, maman m’emmenait partout dans un couffin ! » « Oui, renchérit Sandrine en riant, c’est cela : exactement comme un sac à main ! On peut dire que, grâce à mes tournages, tu as fait très jeune le tour de la planète ! » Jeanne vient de quitter le fief familial du XVIIIe arrondissement, et elle avoue avoir un peu le mal du pays : « J’aime pouvoir prendre un verre ou un café avec ma mère quand je veux, tout lui raconter. Quand j’ai de la peine,(...)


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