Les sanctions pénales commencent à tomber dans l'affaire du dieselgate

Gazzane, Hayat
La justice américaine entend se montrer sévère avec les responsables impliqués dans le dieselgate. / Mike Blake/REUTERS

Un ingénieur de Volkswagen vient d'être condamné aux États-Unis à 7 ans de prison, accusé d'avoir participé à un complot visant à tromper les autorités américaines. L'un de ses collègues a écopé de 40 mois de prison. D'autres cadres pourraient subir le même sort.

C'est aux États-Unis que le dieselgate a commencé en 2015. C'est donc logiquement là-bas que les premières sanctions pénales à l'encontre des cadres de Volkswagen (VW), soupçonnés d'avoir joué un rôle dans ce scandale des moteurs truqués, sont tombées. Hier soir, Oliver Schmidt, 48 ans, a été condamné à sept ans de prison et 400.000 dollars d'amende par un tribunal de Detroit. Ce cadre était à la tête des services d'ingénierie environnementale de VW à Auburn Hills, dans le Michigan, jusqu'en février 2015. À ce titre, il supervisait les questions relatives à la pollution.

Arrêté en janvier, ce ressortissant allemand avait plaidé coupable en août, reconnaissant avoir participé à un complot destiné à tromper les autorités américaines et à enfreindre la législation environnementale sur la qualité de l'air aux États-Unis. Il espérait en échange obtenir une réduction de peine mais il écope au final de la peine maximale prévue par ce type d'accord. Sur les sept ans d'emprisonnement, cinq ont été prononcés au titre de l'accusation de conspiration pour fraude et deux pour avoir enfreint les lois sur l'environnement.

Selon des documents de justice, Oliver Schmidt a été informé au printemps 2014 de l'existence d'un logiciel frauduleux installé sur certains véhicules diesel du constructeur allemand depuis des années, pour tromper les tests anti-pollution. Pourtant, à l'été 2015, il participait à des réunions avec d'autres employés de VW pour déterminer comment ils pourraient répondre aux questions posées par les autorités américaines sans révéler le logiciel truqueur. Oliver Schmidt admet avoir accepté «de réciter un discours, ou des (...) Lire la suite sur Figaro.fr

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