Sanctions. Pour les conservateurs iraniens, la victoire de Biden n’est pas une bonne nouvelle

Kayhan (Téhéran)
·2 min de lecture

Pour les réformateurs et modérés iraniens, la fin de l’ère Trump représente une possible fin des sanctions qui pèsent lourdement sur l’économie nationale. Mais pour les plus conservateurs, une ouverture à l’Occident représente un risque de perdre leur emprise sur le pays.

Deux jours après l’annonce de la victoire du démocrate Joe Biden aux États-Unis, le quotidien ultraconservateur Kayhan s’en prend, ce 9 novembre, au président iranien, Hassan Rohani, et à son équipe, qui ont d’ores et déjà fait part de leur optimisme quant à un changement d’attitude de Washington envers l’Iran. “L’animosité des États-Unis contre l’Iran n’a pas commencé avec Donald Trump pour se terminer avec [Joe Biden]”, peut-on lire en une de Kayhan, qui fustige “les signes lancés de manière passive au gouvernement des démocrates”, jugés comme allant “à l’encontre des intérêts” du pays.

L’échec essuyé par le républicain Donald Trump a ravivé les espoirs à Téhéran quant à une levée des sanctions américaines. Elles étaient entrées en vigueur après la sortie unilatérale, en 2018, du président américain de l’accord sur le dossier nucléaire – lequel avait été signé en 2015, avec les États-Unis, le Royaume-Uni, l’Allemagne, la France, la Russie et la Chine. Or, les messages teintés d’optimisme venant des architectes de cet accord en Iran, dont le président Rohani et son ministre des Affaires étrangères, Mohammad Javad Zarif, ne plaisent guère au camp conservateur iranien, qui craint de perdre sa mainmise sur la scène politique et économique si le pays s’ouvre à l’Occident.

À lire aussi: Vu d’Iran. Un accord qui “change le cours de l’Histoire”

Pour Kayhan, les problèmes du pays “n’ont rien

[...] Lire la suite sur Courrier international

À lire aussi :