Sanctionné par le Parlement européen, Mariani dénonce "une institution de plus en plus totalitaire"

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Thierry Mariani (RN) lors d'un débat télévisé à Aix en Provence le 16 juin 2021 - Christophe SIMON © 2019 AFP
Thierry Mariani (RN) lors d'un débat télévisé à Aix en Provence le 16 juin 2021 - Christophe SIMON © 2019 AFP

Âpre semaine pour Thierry Mariani. Défait dimanche au deuxième tour de l'élection régionale en Provence-Alpes-Côte-d'Azur (Paca) par le sortant Renaud Muselier, l'eurodéputé engagé au côté du Rassemblement national (RN) a été sanctionné ce lundi par le Parlement européen.

Selon plusieurs médias, notamment EU Observer, la Commission des affaires étrangères de l'instance européenne a décidé d'écarter cinq eurodéputés RN des missions officielles d'observation des élections réalisées sous son égide. La décision aurait été prise au cours du mois de juin, mais annoncée - peut-être en raison du calendrier électoral - ce lundi.

L'assemblée de Strasbourg reproche à Virginie Joron, Jean-Lin Lacapelle, Hervé Juvin, Philippe Olivier et Thierry Mariani d'avoir effectué des missions officieuses à l'étranger en se prévalant de leur qualité d'eurodéputés en mission d'observation. Ces missions se sont déroulées en Crimée et au Kazakhstan à l'occasion d'élections que le Parlement européen avait décidé de boycotter, indique Le Figaro.

Mariani dénonce "une sanction politique"

"C'étaient des missions comme les autres. Nous les avions déclarées. Sauf qu'elles ne sont pas reconnues", a réagi auprès du Figaro Thierry Mariani.

L'eurodéputé estime que "la décision qui a été prise revient à nous exclure de missions auxquelles nous n'étions de toute façon jamais associés" et y voit "une sanction politique".

"Le Parlement européen est une institution de plus en plus totalitaire qui n'accepte pas que l'on ne partage pas l'opinion de la majorité. Ces décisions ont été prises sans que nous soyons auditionnés, contrairement aux ONG qui l'ont été", tance par ailleurs le candidat déçu aux régionales.

Au total, selon EU Observer, 8 députés européens ont été blacklistés. Outre les cinq eurodéputés RN, sont concernés par la sanction trois élus du groupe Gauche unitaire européenne. Trois autres eurodéputés ont reçu un rappel à l'ordre. Parmi eux figure, selon cette même source, Leïla Chaibi, élue en 2019 sur la liste de l'insoumise Manon Aubry.

Article original publié sur BFMTV.com

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