San Francisco veut faire revenir au bureau les salariés de la tech

Photo Pixabay/cc

Le télétravail n’est pas vraiment une bénédiction pour une ville comme San Francisco. Depuis le début de la pandémie, les entreprises technologiques sont au premier rang de celles qui autorisent leurs salariés à travailler de n’importe où. Résultat : “SF” est “l’une des villes américaines qui ont été le plus durement affectées, sur le plan économique, par la pandémie”, rapporte Bloomberg.

Un tiers de la main-d’œuvre que comptait la ville avant la crise sanitaire a choisi de travailler à distance la majorité du temps. Aussi plus une semaine ne passe sans qu’on annonce de nouvelles fermetures de bureaux ou de commerces dans le centre-ville. Tout dernièrement, le premier employeur privé de San Francisco, Salesforce, a expliqué qu’il allait mettre en location 40 % de l’une de ses énormes tours de quarante-trois étages. Et Twitter vient de faire savoir à ses salariés que l’entreprise se prépare à abandonner tous les étages qu’elle occupe dans un bâtiment situé sur Tenth Street, juste derrière le siège social de Market Street.

Quant aux touristes et aux voyageurs d’affaires, qui ont totalement disparu durant la crise sanitaire, ils tardent eux aussi à revenir. De toutes les grandes villes américaines, c’est San Francisco qui enregistre la plus forte baisse, par rapport à 2019, des revenus hôteliers par chambre disponible.

“Bien sûr, les booms et les récessions font depuis longtemps partie de l’histoire de San Francisco. La ville a déjà connu des ralentissements majeurs avant de rebondir plus forte que jamais et certains font valoir qu’une pause est bienvenue dans une région où le prix médian des logements a dépassé 1,5 million de dollars.”

“San Francisco a mauvaise réputation désormais”

Mais pour London Breed, élue à la tête de la municipalité, il y a urgence : en 2021, la ville a vu ses recettes fiscales fondre de quelque 400 millions de dollars. La maire s’est lancée dans une campagne ambitieuse pour faire revivre le cœur de la cité. Objectif numéro un : obtenir des entreprises qu’elles battent le rappel de leurs salariés. Elle a déjà obtenu plusieurs engagements en ce sens. Et la ville elle-même donnera l’exemple en exigeant de ses employés qu’ils soient présents au bureau au moins trois jours par semaine à partir du 6 septembre prochain.

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