Samuel Little, le pire tueur en série des Etats-Unis, est mort

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Samuel Little, considéré comme le pire tueur en série des Etats-Unis, dont les aveux n’ont été obtenus que très récemment, est mort à 80 ans, mercredi en Californie.

Il a passé des décennies à garder le secret de ses crimes. Samuel Little, considéré comme le pire tueur en série des Etats-Unis, est mort mercredi à l’hôpital en Californie, rapporte NBC News. Agé de 80 ans, avait été condamné à trois peines de prison à vie sans possibilité de remise en liberté pour les meurtres de trois femmes dans le comté de Los Angeles, dans les années 1980. Mais il en avait avoué des dizaines d’autres pour lesquels il n’avait pas été encore condamné. Au total, Samuel Little a reconnu avoir tué 93 femmes à travers le pays, entre 1970 et 2005.

Le FBI a déjà réussi à confirmer plus de 50 meurtres sur les 93 décrits par Samuel Little. «Pendant des années, Samuel Little a été persuadé qu’il ne se ferait pas prendre parce qu’il se disait qu’aucune de ses victimes n’allait manquer à quelqu’un», avait expliqué en 2019 Christie Palazzolo, analyste criminelle, sur la page ouverte par le FBI et dédiée au meurtrier. Les victimes étaient en effet des femmes marginalisées, des droguées, des prostituées ou des SDF. «Je n’ai jamais tué de sénateur, ou gouverneur, ou des journalistes importantes de New York. Non rien de ce genre», a-t-il confié à la journaliste du «New York Times», Jillian Lauren, chargée de réaliser son portrait. «Vous tuer... cela serait partout aux infos le lendemain. Je suis resté dans les ghettos», a-t-il ajouté.

Des dessins pour aider le FBI

A l’époque, beaucoup de ces morts ont été classées comme accidentelles, les enquêteurs privilégiant la piste des overdoses. Samuel Little n’utilisait pas d’armes pour tuer ses victimes. Ancien sportif, il avait la puissance de les assommer ou les étrangler à la seule force de ses mains.

Samuel Little a réalisé des croquis de certains de ses victimes, dévoilés dimanche par le FBI.
Samuel Little a réalisé des croquis de certains de ses victimes, dévoilés dimanche par le FBI.

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