Samuel Allain Abitbol, l'acteur qui fait la différence

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Samuel Allain Abitbol, 23 ans, a trouvé sa place dans le cœur des téléspectateurs. Il tiendra bientôt sur M6 l’un des rôles principaux d’« Invulnérables », un téléfilm réalisé par Stéphanie Pillonca. L’acteur, qui s’adonne aussi à la peinture, compte y déployer toute la palette de son jeu, lui qui a toujours refusé d’être limité à ses particularités génétiques

Casquette vissée sur la tête, banane et écouteurs sans fil, Samuel Allain Abitbol est un acteur ancré dans son époque. Avec une ligne en plus sur son CV : il est atteint de trisomie 21. « Je peux jouer d’autres rôles que des trisomiques, prévient-il en s’attaquant avec enthousiasme à une belle côte de bœuf, au restaurant A mi-chemin, dans le XIVe arrondissement. Je danse, je chante, je joue. Je peux tout faire. Ecrivez-le absolument ! » La preuve ? Pendant la séance photo, il se glisse avec aisance dans la peau d’un dandy au costume ajusté, doté d’une tchatche bien huilée. « Vous avez un amoureux ? » demande-t-il, un sourire espiègle en coin.

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Samuel sait rire et faire rire. Il monte sur scène pour la première fois à l’âge de 7 ans, lors d’un spectacle de danse africaine. Depuis les coulisses, le garçon entraperçoit les quatre cents visages du public et pâlit d’angoisse. Sa mère, Valérie, est appelée à la rescousse. « On me disait qu’il ne fallait pas le pousser, se souvient-elle. Je suis allée le rassurer, mais je ne voulais pas qu’il se défile. Quand le rideau s’est levé, son visage s’est illuminé. Tout le monde était ébahi par sa façon de danser, un triomphe. »

Quand ses copains le surnomment «le triso», sa mère, pour l’endurcir, lui rappelle que c’est un fait, pas une insulte

Né à Paris, Samuel est âgé de 1 mois quand il s’envole pour le Gabon. Dès sa naissance, sa mère, qui dirige une entreprise d’affichage publicitaire, a pris son handicap à bras-le-corps sans se laisser submerger. Elle ne lui accordera pas de traitement particulier. Lorsqu’il rentre de l’école primaire en sanglotant parce qu’un camarade l’a(...)


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