Samu: Quand les urgentistes réveillent les «morts»

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Ils ne sont ni sorciers ni démiurges. Pourtant, quand la réanimation a échoué, grâce à une technologie innovante, les médecins urgentistes du Samu-75 peuvent désormais « récupérer » des patients dont le cœur s’est arrêté de battre. Nous avons suivi un mois durant ces combattants pour la vie, prêts à monter sur tous les fronts tant qu’un espoir existe. Reportage Anne-Laure Le Gall – Photos Eric Hadj.

Ces opérations de la dernière chance, hyperspectaculaires, ont lieu en plein Paris, sur un trottoir, dans le métro, dans un musée, à domicile. Partout où une personne s’effondre, victime d’un arrêt cardiaque. Un fléau qui tue chaque année entre 40 000 et 45 000 Français. Brancher sur un patient une machine nommée Ecmo au lieu de signer son certificat de décès c’est, en résumé très schématique, la mission des urgentistes, menées par le Dr Lionel Lamhaut. Au siège du Samu de Paris, situé à l’Hôpital Necker, ils sont six médecins et des infirmiers anesthésistes formés à ces interventions hors normes, longtemps réservées au bloc et pratiquées jusque-là par des chirurgiens.

Face aux statistiques épouvantables de la mortalité en cas d’arrêt cardiaque, dû à un infarctus dans 80 à 90% des cas, il fallait inventer un moyen de garder en vie les patients jusqu’à leur prise en charge à l’hôpital, les examens, le diagnostic. Car en quelques minutes sans oxygénation, les organes se détériorent, le cerveau s’éteint. En détournant de sa vocation première l’Ecmo, un appareil de circulation extracorporelle, pouvant se substituer au cœur et aux poumons, Le Dr Lionel Lamhaut et son confrère le Dr Kim An ont réussi à repousser la frontière de la mort.

Un reportage à lire dans le numéro 3784 de Paris Match, en vente dans les kiosques


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