"Le Samouraï virtuel" a-t-il inspiré le métaverse de Zuckerberg? Espérons que non

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Mark Zuckerberg, ici de dos, choisit son avatar dans la publicité de
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LIVRE - La vérité sort-elle de la plume des auteurs de science-fiction? Depuis l’annonce de Mark Zuckerberg, selon laquelle le groupe Facebook change de nom pour s’appeler “Meta” et s’orienter ainsi vers un avenir mêlant réalité virtuelle et réalité augmentée, les inquiétudes se multiplient.

Certains, par exemple, craignent qu’il s’agisse d’une nouvelle façon de récolter les données des utilisateurs. C’est le cas de la démocrate américaine Alexandria Ocasio-Cortez qui a qualifié ce nouveau projet, un univers parallèle dans lequel il sera possible de travailler, d’assister à des concerts ou de rencontrer des amis au gré d’un avatar, de “métastase d’un cancer pour la démocratie”.

D’autres, eux, pointent du doigt le concept de “métaverse”, un terme d’abord avancé par le groupe avant d’opter pour son appellation en deux syllabes. Et pour cause, celui-ci ne date pas d’hier, il a été inventé par un auteur américain du nom de Neal Stephenson dans son roman Le samouraï virtuel [en anglais, Snow Crash], paru en 1992.

Une fausse échappatoire

Ce livre, qu’on dit être à l’origine du courant littéraire post-cyberpunk, aborde de nombreux aspects d’Internet qu’on rencontre souvent aujourd’hui, comme les mèmes, ces phénomènes repris et détournés en masse sur les réseaux sociaux, ou les virus informatiques.

L’histoire, qui mêle des théories linguistiques sur les structures du langage, est plus inquiétante. Elle parle d’un monde apocalyptique dans lequel un grand industriel a mis au point un monde virtuel appelé “métaverse” où les utilisateurs se rendent sous la forme d’avatars pour échapper au monde réel, envahi par les mafias, l’insécurité et la corruption.

L’idée est séduisante, mais elle cache en réalité les véritables motivations de son fondateur. Dans cet espace virtuel partagé, l’esprit des humains est analysé et contrôlé, le but étant pour le créateur d’accroître son pouvoir...

Neal Stephenson s’affranchit

Comme le souligne Newsweek, le titre original fait référence au “crash” dans lequel se retrouve un utilisateur lorsque sa connexion dans le métaverse est corrompue par un virus informatique ou un piratage. Cela endommage l’avatar de l’internaute et lui inflige des lésions cérébrales dans la vraie vie.

Peu de temps après l’annonce de Mark Zuckerberg, Neal Stephenson, qui dit s’être inspiré des parasites en noir et blanc qui apparaissent sur une télévision en panne pour cette image, a tenu à mettre les points sur les “i”. Il ne veut en rien être lié au nouveau projet du créateur de Facebook.

“Puisqu’il semble y avoir une confusion croissante à ce sujet, écrit l’auteur de science-fiction sur Twitter, je n’ai rien à voir avec ce que fait Facebook et le métaverse, à part le fait évident qu’ils utilisent un terme que j’ai inventé dans Le samouraï virtuel. Il n’y a eu aucune communication entre Facebook et moi, ni aucune relation commerciale.” Le message plus clair que l’avenir du Méta de Mark Zuckerberg.

À voir également sur Le HuffPost: Le métaverse de Facebook inquiète autant qu’il intéresse

Cet article a été initialement publié sur Le HuffPost et a été actualisé.

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