Le Salvador met fin à l'extraction de métaux

Libération.fr
Site d'OceanaGold à San Isidro, au Salvador, le 25 avril.

Il devient ainsi le premier pays au monde à interdire ce type de mines, très polluantes et gourmandes en eau.

Une première mondiale. Le Salvador, plus petit pays d’Amérique centrale, vient de décider d’interdire l’exploitation des mines de métaux. Qu'elles soient exploitées à ciel ouvert ou sous terre, toutes devront être fermées d’ici six mois.

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«Aucune institution, norme, acte administratif ou résolution ne pourra autoriser la prospection, l’exploration, l’extraction ou le traitement de produits miniers métalliques au Salvador», selon les termes de la loi votée le 29 mars par l’ensemble des partis politiques représentés au Parlement.

«Ça casse un tabou», se réjouit Frédéric Thomas, chargé d’étude au Centre Tricontinal (Cetri), une organisation belge dont l’objectif de faire entendre des points de vue du Sud à l’heure de la mondialisation. «Malgré la diversité des régimes politiques en Amérique latine, tous ont fait de l’exportation des métaux et hydrocarbures un passage obligé de leur développement, précise Frédéric Thomas. Cette loi rouvre le débat sur d’autres stratégies de développement possibles.»

Une exploitation à marche forcée

Depuis la signature en 2004 du Traité de libre-échange entre les Etats-Unis et les pays d’Amérique centrale (CAFTA), des multinationales comme Holcim, Monsanto et Pacific Rim ont en effet intensifié leurs opérations au Salvador. Entre 1992 et 2008, les investissements directs étrangers y sont passés de 30 millions à 5,9 milliards de dollars, selon Les amis de la terre.

Nombre d’observateurs soulignent que cette surexploitation des ressources naturelles ne bénéficie pas aux populations locales. «Quand on additionne les coûts provoqués par les pollutions et les conflits sociaux liés à l’exploitation des terres, les pays d’Amérique latine ne profitent pas de ces activités», affirme Frédéric Thomas. En 2012, le gouvernement du Salvador a reçu 22 demandes (...) Lire la suite sur Liberation.fr

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