Salvador: l’état d’urgence prolongé d’un mois pour lutter contre les gangs

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L’état d’urgence, instauré depuis le 27 mars au Salvador, a été prolongé d’un mois dimanche 24 avril. Il a été mis en place dans le cadre de la lutte contre les gangs.

« La prolongation du régime d'exception » est rendue nécessaire « par la persistance des circonstances qui l'ont motivé », c’est-à-dire la lutte contre les gangs, selon le décret-loi adopté par l’Assemblée législative du Salvador dimanche.

Depuis son instauration il y a un mois, l’état d’urgence a permis aux autorités d'arrêter 16 000 membres de gangs sans mandat. « Plus de 16 000 terroristes retirés des rues en seulement 29 jours. Nous poursuivons la guerre contre les gangs », a tweeté le président Nayib Bukele.

Outre la possibilité de ne plus avoir recours aux mandats, ce régime d’exception permet également de restreindre la liberté d'association et les droits de la défense, prolonge le délai de détention pendant l'enquête et permet l'interception des communications.

C’est notamment contre la Mara Salvatrucha (MS-13) et le Barrio 18, qui comptent 70 000 membres, dont 32 000 sont aujourd'hui incarcérés, que les autorités luttent. Depuis l’instauration de l’état d’urgence, un tel nombre d’arrestations est inédit au cours des 30 dernières années dans ce pays.

Nayib Bukele a déclaré la guerre aux gangs opérant sur son territoire après le meurtre de 87 personnes entre le 25 et le 27 mars, crimes que les autorités ont attribué à ces groupes criminels.

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