Sur Salto, trois grands films des frères Dardenne à revoir d'urgence

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La plateforme française Salto honore les cinéastes belges en diffusant trois de leurs films majeurs, réalisés entre 2011 et 2016. Trois films sociaux âpres sur des héroïnes en guerre contre l’adversité. Retour avec Luc et Jean-Pierre Dardenne sur ces fictions qui observent dans le blanc des yeux notre monde comme il va mal.

1. "Deux jours une nuit" : le combat de SandraSandra travaille dans une petite entreprise comme il en existe des milliers en Belgique et ailleurs. Profitant de son congé pour raisons médicales (une sévère dépression), ses collègues, manipulés par leur patron, ont voté pour une réduction des effectifs, en échange d’une prime de 1 000 euros. Sandra, l’absente, est restée sur le carreau. Aidée par son mari, elle tente, le temps d’un week-end, de faire revenir ses collègues sur leur vote. Si ceux-ci acceptent de renoncer à leur prime, elle retrouvera son job. Dans le cas contraire, elle pointera au chômage. Ainsi va la vie dans la " modernité " des rapports sociaux où le fragile et le précaire sont des loups voraces pour leurs semblables.Depuis leur révélation avec La promesse en 1996 (l’histoire d’un père qui exploitait des immigrés clandestins et contraignait son fils à l’épauler dans sa sinistre besogne), les frères Dardenne ne se lassent pas d’examiner les dysfonctionnements sociaux et leurs conséquences sur les " gens de peu ". Ils se surpassent avec Deux jours une nuit, un grand film qui ignore le misérabilisme et qui, à travers l’histoire...

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