Le Salon de Genève est "menacé de liquidation" et de disparition

fr.info@motor1.com (Emmanuel Touzot)
Genève 2017

La situation devient urgente en Suisse...

Lorsque la pandémie de COVID-19 a frappé l'Europe en février, les organisateurs du Salon de Genève avaient retardé au maximum l'annulation de l'événement, l'annonçant officiellement à quelques jours de l'ouverture à la presse. Avec les difficultés que traverse Palexpo SA, le promoteur du salon, on comprend désormais cette réticence à prononcer l'annulation.

Sandro Mesquita, directeur du Salon de Genève, a récemment accordé une interview à La Tribune de Genève, dans laquelle il n'a pas mâché ses mots et n'a pas essayé d'embellir la situation, désormais proche de la catastrophe : "Si nous ne trouvons pas une solution d’ici à septembre, nous risquons la liquidation. Nous devrons mettre en vente nos actifs, notamment la marque et les actions de Palexpo SA". Des propos qui confirment donc que l'incontournable messe européenne de l'automobile se trouve au bord du gouffre, et que la situation est très urgente.

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Lors d'un communiqué publié le mois dernier, Palexpo SA avait révélé devoir refuser un prêt de 16,8 millions de francs suisses, sollicité auprès du canton de Genève, et dont les conditions qui l’accompagnaient étaient "contraires à ses statuts et notamment à la raison d’être de la Fondation depuis plus de 100 ans". Cette publication peu détaillée semblait déjà préparer le terrain à une annulation de l'édition 2021 du Salon de Genève, puisque l'organisateur révélait également que ses principaux exposants lui conseillaient d'envisager la prochaine édition en 2022.

Des exposants qui sont surtout les constructeurs automobiles, eux aussi en proie à une forte crise consécutive au coronavirus. Sandro Mesquita a de nouveau assuré qu'il serait très difficile de tenir un salon à Genève en 2021, si toutefois l'organisme qui s'en charge survit aux prochains mois. Pour cela, les solutions ne seraient pas nombreuses et passeraient par l'arrivée d'investisseurs privés, ou par un accord avec le canton de Genève pour ne pas devoir répondre aux conditions voulues par les autorités. Mais le temps presse, et il faut espérer pour la survie de l'événement que la réunion qui a eu lieu le 22 juin aura porté ses fruits.