Salomé Zourabichvili : «En Ukraine, les Américains mettent ce qu’il faut pour une victoire»

ERIC DESSONS/JDD/SIPA

La présidente géorgienne Salomé Zourabichvili, ancienne ambassadrice française devenue ministre des Affaires étrangères puis députée avant son élection en 2018, revient pour Paris Match sur l'invasion de l'Ukraine par la Russie, ses conséquences actuelles et futures pour son pays et sur la place des femmes à la tête des États.

Paris Match. Vous revenez de Washington, où vous avez assisté aux funérailles de l'ancienne secrétaire d'État américaine Madeleine Albright . Que retenez-vous d’elle ?
Salomé Zourabichvili. J’avais une très grande admiration pour elle. Je l’ai connue à différentes époques, notamment quand elle avait son club des femmes ministres des Affaires étrangères. Elle s’occupait beaucoup de la création d'un réseau entre ces femmes leaders. L’autre affinité que j’avais avec elle est qu’elle venait de l’Europe de l’est, elle était réfugiée aux États-Unis, elle a mené cette carrière impressionnante sans pour autant oublier ses racines ni le sort de ces pays issus du bloc soviétique ou de l’Union soviétique. C’est quelque chose qui l’a toujours intéressée et dont elle s’est toujours occupée.

Vous avez durant ce voyage rencontré des responsables américains et des élus…
J’en ai effectivement profité pour avoir des rencontres au Congrès à un moment très important, puisque ça coïncidait avec la période où ils ont voté le Georgia Support Act, l’acte par lequel le Congrès apporte son soutien à la fois économique, assistance militaire et politique à la Géorgie. Et, ce qui n’est pas directement lié mais tout de même, avec le discours du président Biden au Congrès pour délivrer 33 milliards de dollars d’aide à l’Ukraine sous différentes formes , dont une vingtaine de milliards pour l’assistance militaire, ce qui est quelque chose que l’on n’a jamais vu. Ce qui est très intéressant est que ce matin, [le ministre russe des Affaires étrangères] Sergueï Lavrov disait que la Russie n’essaierait pas d’avoir de date obligée pour la fin de ce qu’ils appellent leur «opération militaire spéciale», avec le 9 mai en tête. Les délais se rallongent et(...)


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