Salmonellose et Kinder : l’usine belge redémarre sous conditions

Salmonellose et Kinder : l’usine belge redémarre sous conditions

Au cœur d'un scandale sanitaire de Salmonellose, l’usine Ferrero d’Arlon, en Belgique, a été autorisée à redémarrer ses activités pour une période test de trois mois, sous surveillance accrue.

Début avril, des milliers de produits Kinder fabriqués dans son usine d’Arlon avaient été rappelés, après des signalements de cas de Salmonellose en Europe, principalement chez les enfants de moins de dix ans. Cela concernait les marchés français, belges, britanniques, allemands, suédois et néerlandais.

Au total, près de 3 000 tonnes de produits Kinder ont été retirés du marché français autour de la période de Pâques. Toute la gamme Kinder était concernée (Kinder Surprise, Kinder Mini Eggs, Kinder Surprise Maxi 100g et Kinder Schoko-Bons).  Le Centre européen de prévention et de contrôle des maladies avait identifié au 3 juin 392 cas confirmés et 22 probables de salmonellose dans les pays de l'Union européenne et en Grande-Bretagne. Aucun décès n'a été recencé.

L’usine d’Arlon était fermée depuis le 8 avril sur décision des autorités sanitaires. L’agence fédérale pour la sécurité de la chaîne alimentaire (AFSCA) belge a estimé dans un communiqué que “Ferrero offre les garanties nécessaires de conformité aux règles et exigences en matière de sécurité alimentaire ”et a donc décidé de lui accorder une autorisation conditionnelle de réouverture.

Cette autorisation conditionnelle signifie que toutes les matières premières qui entrent dans l’usine et toutes les denrées manufacturés qui en sortent seront analysées.  “_Ce n’est que si ces analyses donnent un résultat conforme que les produits pourront être mis sur le marché_” précise l’Afsca.

L’entreprise Ferrero a confirmé avoir reçu cette autorisation de redémarrage.

Les procédures judiciaires en cours

Mais Kinder n’est pas encore sorti d'affaires. Le groupe  Ferrero est visé par plusieurs procédures judiciaires en Belgique et en France.

  • Une enquête par le Parquet d’Arlon

Qui a demandé l'ouverture de l'enquête : la justice Belge

Qui mène l'enquête : le Parquet d'Arlon, en Belgique

Ouverte le 11 avril, cette enquête vise à déterminer les responsabilités dans cette contamination, et s'il y a eu manquement dans les signalements aux autorités sanitaires . Six perquisitions ont été menées au début du mois de juin, sur le site de l'usine Ferrero d'Arlon , mais aussi au siège social de l'entreprise Kinder au Luxembourg et dans ses locaux à Bruxelles.

L'enquête cible principalement la SA Ferrero Ardennes qui exploite l'usine d'Arlon. Les filiales au Grand-duché également perquisitionnées mardi sont "Ferrero International SA, Ferrero Trading Lux SA et Ferrero Management Services Luxembourg", selon le parquet.

  • Une enquête par le Parquet de Paris

Qui a demandé l'ouverture de l'enquête : l'ONG Foodwatch, qui représente les consommateurs français

Qui mène l'enquête : Le Pôle santé publique du tribunal judiciaire de Paris

Cette enquête préliminaire a été ouverte le 25 mai  pour "tromperie aggravée par le danger pour la santé humaine", "atteintes involontaires à l'intégrité physique" et "mise en danger de la vie d'autrui", sur le fondement des rappels de produits effectués par la marque Ferrero, des éléments communiqués par Santé Publique France et la plainte de l'association Foodwatch.

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