Salles désertées, inaugurations reportées: coup d'arrêt pour les musées français

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Salles désertées, inaugurations reportées: coup d'arrêt pour les musées français

Pour les musées français, l'effet coronavirus est brutal et financièrement lourd: des expositions phares, de Christo à Pompéi, attendent dans des salles vides et les ouvertures des nouveaux musées, évènements très attendus du printemps, sont retardées sine die. 

Au Centre Pompidou, tout est accroché pour raconter au public la fabuleuse histoire de Christo à partir de ses oeuvres préparatoires: ou comment un pauvre étudiant bulgare passé à l'Ouest, aujourd'hui riche new-yorkais, avait emballé le Pont Neuf et prépare à l'automne l'emballage de l'Arc de triomphe. 

Les salles Christo sont plongées dans un profond silence pour des semaines ou des mois. A côté, le démontage de l'exposition Boltanski reste en plan. On escompte que l'exposition Matisse, mi-mai, aura bien lieu, avec les prêts des Etats-Unis. 

Caisses d'objets précieux

Pertes dues à l'arrêt des activités du Musée: 1,2 million d'euros par mois. Pour l'exposition Pompéi au Grand Palais, les caisses d'objets précieux venues du site ont pu franchir in extremis le 9 mars la frontière, avant la fermeture totale de la péninsule. 

Elles n'ont pas été déballées, alors que la scénographie, novatrice et spectaculaire, est presque achevée. 

"C'est un coup dur. On attendait 3.000 personnes par jour dans le Salon d'honneur. On ouvrira quand on pourra", explique Emmanuel Marcovitch, directeur général délégué de la Réunion des musées nationaux - Grand Palais. 

Mais "à l'automne...

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