Salariés espionnés : deux millions d'euros d'amende requis contre Ikea France

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La filiale française de l'entreprise suédoise est poursuivie pour avoir espionné des salariés. Le parquet de Versailles a requis ce mardi 30 mars deux millions d'euros d'amende contre Ikea France et un an de prison ferme contre un ex P.-D.G.

Avis de tempête chez le géant du meuble démontable. Accusée d'avoir surveillé illégalement des salariés mais également des clients et des candidats à l'embauche, Ikea France est jugée depuis le 22 mars au tribunal judiciaire de Versailles. Le parquet a requis ce mardi 30 mars deux millions d'euros d'amende contre la filiale française et trois ans d'emprisonnement, dont deux assortis d'un sursis, à l'encontre d'un ancien P.-D.G.La procureure Paméla Tabardel a justifié sans détour sa réquisition visant l'entreprise, lançant que "l'enjeu" de ce procès était celui "de la protection de nos vies privées par rapport à une menace, celle de la surveillance de masse." Espérant que le tribunal envoie un "message fort" à "toutes les sociétés commerciales". L'entreprise n'est pas la seule à être jugée. À ses côtés figurent deux anciens P.-D.G. et treize autres prévenus. Paméla Tabardel a requis trois ans d'emprisonnement, dont deux assortis d'un sursis contre l'ancien dirigeant Jean-Louis Baillot. "Je souhaite une peine qui marque la vie de Jean-Louis Baillot" a pointé la procureure, jugeant que la "politique" qu'il a "initiée" avait affecté la vie de près de 400 salariés entre 2009 et 2012."Système d'espionnage industrialisé"Parmi les...

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