Salariés de la "deuxième ligne" : l'exécutif tente un "en même temps" qui manque de cohérence

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En France, 4,6 millions de salariés essentiels à la continuité de la nation - éboueurs, manutentionnaires de l’agro-alimentaire, aides à domicile, chauffeurs... - sont sous payés et abonnés aux CDD. Et ce n'est pas en dégainant une nouvelle prime "Macron" 2021, tout en rabotant "en même temps" les indemnités chômage de ces travailleurs précarisés que l’exécutif éteindra leur colère...

La pandémie du Covid-19 nous a collectivement décillés : pendant les premier et deuxième confinements, le pays n’aurait pas tenu sans le dévouement de ces 4,6 millions de salariés qui, au risque de leur santé, sont restés au contact physique du public ou de leurs collègues. Il y a un an donc, l’exécutif promettait de concrétiser la reconnaissance de la nation envers ces " travailleurs de la deuxième ligne " (en référence aux soignants de première ligne directement au contact des malades) : ouvriers de l’agro-alimentaires, du BTP, du second œuvre du bâtiment, aides à domicile... Il missionnait deux personnalités qualifiées - l'économiste du travail Christine Erhel et la DRH de RTE Sophie Moreau-Follenfant-, pour se pencher sur leurs conditions concrètes d'emploi. Dévoilés ce 12 mars, les résultats de leurs travaux - qui embrassent 17 familles de métiers, relevant statutairement de 15 branches conventionnelles - sont proprement affligeants. Ces " essentiels à la Nation " sont en effet, dans leur écrasante majorité, non seulement moins payés que la moyenne des salariés ; cela,...

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