Des salariés d'Amazon en Alabama créent un syndicat

·2 min de lecture

C’est une première chez le mastodonte américain du e.commerce qui emploie plus d’un million de personnes dans le monde. Amazon est bien souvent accusé de négligence envers ses salariés.

Bessmer dans le sud-est de l’Alabama aux États-Unis, où se trouve un entrepôt d’Amazon, est une région hostile aux syndicats. Mais le feu vert donné par le Conseil National des Relations au Travail (NLRB) suggère qu’un nombre important parmi les 5 000 salariés de cette plateforme est en faveur de ce projet. Un projet initié par le syndidat Retail, Wholesale and Departement Store Union (RWDSU).

Avec l’explosion des ventes en lignes liées à la pandémie, les employés dénoncent des conditions de travail épuisantes et dangereuses. Ils sont obligés de travailler de longues heures très proches les uns des autres, sans pause pour se laver les mains, sans pouvoir donc, respecter les gestes barrière. La création d’un syndicat marque un tournant chez Amazon dans l’Alabama qui pourrait faire des émules.

Récemment, la Californie a saisi la justice pour obliger Amazon à coopérer dans une enquête sur ses pratiques sanitaires. A New-York, des employés avaient porté plainte pour négligence après le décès d’un des leurs des suites du coronavirus. Ils ont même accusé Amazon d’obliger des salariés testés positifs à venir travailler.

En France, les syndicats d’Amazon avaient eux appelé à cesser le travail pour obliger Amazon à mieux traiter ses salariés. La direction d'Amazon, quant à elle, affirme avoir investi des milliards de dollars pour embaucher et protéger ses employés.

Le géant américain est une des entreprises à qui la pandémie a le plus profité. Son action a grimpé de 70% cette année et son chiffre d’affaires a augmenté de près de 40% au troisième trimestre pour atteindre près de 100 milliards de dollars.