Salaires, retraites, écologie, contre Macron...: voici pourquoi ils ont manifesté ce 1er-mai

1ER-MAI - Cette année ce 1er mai a des allures particulières. Une semaine seulement après la réélection d’Emmanuel Macron, les manifestants sont descendus dans les rues pour la traditionnelle mobilisation.

À Paris, la manifestation du 1er mai s’est élancée peu après 14h30 de la place de la République derrière une banderole “pour la paix, les libertés et contre les régressions sociales”.

Le cortège devait gagner la place de la Nation, à l’appel de l’intersyndicale CGT-Unsa-FSU-Solidaires. Elle a été rejointe par les organisations étudiantes et lycéennes Unef, VL, MNL et FIDL, avec pour revendications les questions des salaires, des services publics, de protection sociale et de transition écologique, comme vous pouvez le voir dans la vidéo en haut de l’article.

Retraites, salaires, écologie...

Les incidents qui ont éclaté à l’avant du cortège, avec des violences et des dégradations qui ont touché des restaurants et des commerces, ne doivent pas faire oublier les raisons de la mobilisation pour lesquelles des milliers de personnes étaient présentes.

Dans la partie plus calme du cortège, lorsque l’on demande aux gens quel est selon eux le combat social de ce quinquennat, la majorité répond: la réforme des retraites. Elle est aussi l’un des points de crispation de cette journée.

Interrogé par l’AFP sur les messages adressés au président de la République, le secrétaire général de la CGT, Philippe Martinez, a répondu: “les messages, il les connaît”, énumérant: “plus de salaires, des emplois de qualité, pas la retraite à 65 ans mais plutôt la retraite à 60 ans”. Pour lui, une nouvelle mobilisation est envisageable dès “avant la rentrée, parce que le niveau de mécontentement sur les retraites ou les salaires est très fort”.

“Nous sommes opposés résolument, et nous voulons le dire, à toute forme de recul de l’âge de la retraite”, a martelé de son côté le secrétaire général de FO, Yves Veyrier, présent dans la manifestation.

Les législatives en ligne de mire

“Les politiques jouent leur jeu sur les élections législatives, nous ce qu’on pense c’est que face au pouvoir en place, c’est par les luttes (...) que ça va se passer”, a relevé le responsable de Solidaires Simon Duteil. Quant à l’Unsa, son secrétaire général adjoint Guillaume Trichard a mis l’accent sur la question du pouvoir d’achat, qui “enjambe la présidentielle et va enjamber les législatives”.

Ce 1er mai revêt aussi une signification particulière pour la gauche, présente en ordre dispersé dans le contexte de négociations difficiles pour parvenir à un accord en vue des législatives. Jean-Luc Mélenchon (LFI), qui a pris la parole sur une estrade au moment où le cortège s’ébranlait, ou encore Olivier Faure (PS) étaient au rendez-vous.

En 2021, les organisateurs avaient revendiqué plus de 170.000 manifestants, dont 25.000 à Paris. Le ministère de l’Intérieur avait quant à lui dénombré 106.650 manifestants en France, dont 17.000 dans la capitale.

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Cet article a été initialement publié sur Le HuffPost et a été actualisé.

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