« Une saison pour les ombres », le polar glaçant de R.J. Ellory

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Qui aurait l'idée saugrenue d'aller s'installer au fin fond du Canada, au nord-est du Québec ? Où la température peut descendre à moins quarante et où l'hiver dure plus de huit mois. C'est pourtant exactement là que Henri Devereaux et Elizabeth Swann vont décider de passer une partie de leur vie. A Jasperville, surnommée aussi « J'espère-ville », en territoires Innus, Inuits et Métis. Les Blancs, attirés par le minerai de fer, ont fait main basse sur ces trésors. Une ville de pionniers avec sa rue principale, son école, son vétérinaire, son magasin général, ses logements à l'identique pour les travailleurs.

Une ville où la société Canada Iron règne en maître. Une entreprise paternaliste, soucieuse du bien-être de ses employés. Au point d'envoyer le Responsable logement de Canada Iron accueillir les nouveaux venus à la descente du train. Il s'appelle Wilson Gaines et est même venu accompagné de Robert, son petit garçon. Un homme poli qui vend une image d'épinal, un avant-goût de ce que la compagnie offre à ses employés. Chaleur et attention pour compenser un environnement rugueux.

R.J Ellory a du savoir-faire. Une saison pour les ombres en est la preuve. L'intrigue se déroule à la fois dans les années 60/70 et aujourd'hui. Il y a les parents Devereaux qui appartiennent au passé. Deux de leurs enfants, Jack et Calvis, représentent le présent. Calvis a pété les plombs et échoué dans la prison de Jasperville après avoir essayé de tuer un habitant de la bourgade. Jack qui a quitt...


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