La saison des allergies s'allonge

Éléonore Solé, Rédactrice scientifique
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En Amérique du Nord, les saisons polliniques débutent en moyenne 20 jours plus tôt, pour une durée allongée de 10 jours. Surtout, elles brassent 21 % de pollen de plus qu'en 1990. Les chercheurs ayant constaté ces augmentations ont pu les lier au réchauffement climatique. Leur étude, parue dans PNAS, indique que la part anthropique du réchauffement climatique a contribué à 50 % des changements des saisons polliniques, mais à seulement 8 % de la tendance à la hausse des quantités de pollen.

« Le lien étroit entre le temps plus chaud et les saisons polliniques fournit un exemple clair de la façon dont le changement climatique affecte déjà la santé des populations », s'inquiète William Anderegg, biologiste et coauteur de l'étude. Les allergies n'étant pas systématiquement bénignes. Elles sont corrélées à la santé respiratoire, et sont parfois impliquées dans des infections virales.

Ces scientifiques ont collecté des données de 60 stations de comptage du pollen, aux États-Unis et au Canada, établies entre 1990 et 2018. « Un certain nombre d'études à plus petite échelle, généralement dans des serres sur de petites plantes, avaient indiqué des liens étroits entre la température et le pollen [...] notre étude révèle cette connexion à l'échelle continentale, et lie explicitement les tendances polliniques au changement climatique causé par l'humain », soutient William Anderegg.

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