Sainte-Soline: qui sont les individus interpellés en marge de violences autour d'une bassine agricole?

Sainte-Soline: qui sont les individus interpellés en marge de violences autour d'une bassine agricole?
Heurts entre manifestants et forces de l'ordre le 29 octobre 2022 à Sainte-Soline dans les Deux-Sèvres - PASCAL LACHENAUD © 2019 AFP
Heurts entre manifestants et forces de l'ordre le 29 octobre 2022 à Sainte-Soline dans les Deux-Sèvres - PASCAL LACHENAUD © 2019 AFP

Week-end sous tension dans les Deux-Sèvres. Dans le cadre de manifestations autour d'un chantier d'une retenue agricole à Sainte-Soline, plusieurs milliers d'opposants à ce projet se sont réunis dans un campement installé dans un champ à proximité du site. Des heurts violents ont alors éclaté avec les 1500 gendarmes mobilisés quand des militants ont voulu pénétrer sur le chantier, interdit d'accès.

Lors de ces affrontements, 61 gendarmes ont été blessés dont 22 sérieusement tandis que côté manifestants, une trentaine de personnes a été blessée. En outre, six personnes ont été interpellées, avaient également indiqué les autorités.

4 hommes de 26 à 66 ans

Ce lundi en fin de journée, le procureur de la République de Niort, Julien Wattebled, a dévoilé le profil des interpellés, qui devaient initialement être jugés ce lundi en comparution immédiate. Ceux-ci seront finalement présentés à la justice le 28 novembre 2022, à la suite de leur demande de "délai pour préparer leur défense, qui est de droit", indique un communiqué.

Confirmant dans un premier temps que deux d'entre eux avaient été remis en liberté, l'un pour raisons médicales, l'autre qui sera uniquement poursuivi pour une infraction routière et sera jugé par ordonnance pénale, le procureur a indiqué que les quatre autres individus sont des hommes âgés de 29 à 66 ans.

Selon ce même communiqué, trois d'entre eux sont inconnus de la justice tandis que le quatrième a déjà été condamné à une amende avec sursis pour des faits de violences aggravées. Dans ce dossier, ils sont inquiétés pour "participation à un groupement formé en vue de la préparation de violences contre les personnes ou de destructions ou dégradations de biens."

À ce titre, ils encourent une peine de prison d'un an et une amende pouvant aller jusqu'à 15.000 euros. En conclusion, le procureur de la République indique que "les investigations se poursuivent pour identifier et interpeller les auteurs des violences et des dégradations" et qu'une enquête est actuellement en cours pour organisation d'une manifestation interdite.

Une centaine de militants toujours présents

Ce lundi toujours, la préfère des Deux-Sèvres avait indiqué prolongé jusqu'à mercredi l'interdiction de manifester dans le secteur. Dans un communiqué, on apprend ainsi que les autorités interdisent "toute manifestation et attroupement" ainsi que "la circulation d'engins agricoles isolés ou en cortège" à l'exception de ceux des riverains.

BFMTV a en parallèle appris que le camp construit ces dernières heures devrait en grande majorité être démonté ce lundi mais que le champ sur lequel il se trouve, qui appartient à un agriculteur favorable au mouvement, devrait désormais servir de base arrière aux militants dans les jours, semaines et mois qui viennent.

À la mi-journée, il restait entre 100 et 200 personnes, dont une partie devrait quitter les lieux dans la journée. Seule une tour de guet donnant directement sur le chantier devrait ainsi subsister.

Article original publié sur BFMTV.com