Saint-Valentin : la rose, fleur star dans le cœur des amoureux

À Paris, dans le 16ème arrondissement, la boutique Au nom de la rose ne vend comme son nom l’indique que des roses. Des centaines, venues des quatre coins du monde. "Quand je vais dans un dîner je prends d’autres fleurs, mais jamais de roses, confie un client. Ce n’est que pour ma chérie que j’achète des roses." Ilda Poirier, la fleuriste, se lance dans les explications : une rose rouge pour le coup de foudre, deux roses pour demander pardon, 12 pour une demande de fiançailles, et 101 roses pour l’amour inconditionnel. Dès l’antiquité, la rose est associée à la déesse Aphrodite, qui lui donne sa beauté. Dionysos le dieu du vin lui offre ensuite son parfum, et Apollon sa lumière pour la faire éclore. Cupidon, en se promenant dans sa roseraie, se serait ensuite fait piquer par une abeille et aurait envoyé une pluie de flèches sur les fleurs, qui se serait alors dotée d’épines.Amour et sexualité Peintures et littérature se sont emparés des légendes, et la rose est devenu le symbole absolu de l’amour et de la féminité. En 1545, Pierre de Ronsard écrit un poème dont les premiers vers, "Mignonne, allons voir si la rose, qui ce matin avait éclose", sont devenus célèbres grâce à leur double sens coquin, l’anagramme de la rose étant Eros. La rose, aussi érotique que romantique ? "Ça évoque le sexe de la femme, le bouton de rose, analyse Alain Héril, psychanalyste et sexothérapeute. (…) Il y a un côté très ambigu dans la rose. (…) Le désir peut être magnifique, extraordinaire, fantastique, est mais en même temps il est dangereux."