Saint-Valentin : du Kenya à la France, en passant par les Pays-Bas, le coûteux marché de la rose

Grégoire Lecalot
Pour pouvoir offrir une rose à la Saint-Valentin, en plein hiver, toute une filière tourne à plein régime. Reportage dans le "Wall Street des fleurs", près d'Amsterdam, et ses traders de fleurs coupées.

Le marché aux fleurs d’Alsmeer, au plus près des pistes de l’aéroport d’Amsterdam Schipol (Pays-Bas), est un complexe de hangars grand comme la principauté de Monaco. L'organisme qui gère ce marché, Royal FloraHolland, fonctionne comme une énorme coopérative, et regroupe 4 000 producteurs de fleurs venus du monde entier.

40% des fleurs coupées dans le monde sont vendues ici

"On vend 12 milliards de produits par an en tout. Les exportations depuis les Pays-Bas représentent 6 milliards d’euros," explique Michel van Schie, porte-parole de Royal FloraHolland. Dans ces hangars immenses, des milliards de fleurs passent dans des centaines de chariots montés sur des rails automatiques qui les emmènent des chambres froides vers le secteur de distribution, une fois achetées. Des conducteurs de trolleys viennent les prendre un par un pour les livrer, dans une noria permanente.

Mais le cœur du marché d’Alsmeer, c’est la bourse : 40% des fleurs coupées dans le monde sont vendues ici. Erik Wassenaar, trader de roses, nous fait visiter la salle de vente. "On ne voit pas d'acheteurs, on ne voit pas de fleurs, tout est en ligne. Tout est là, sur cet écran, comme ça je suis sûr d’avoir toutes les informations nécessaires pour les enchères", détaille-t-il.


Les roses sont vendues à la tige, de quelques dizaines de centimes à 1 euro ou 1,50 euro selon la variété. C'est un marché sous contrôle, pour que le producteur n’y perde pas, comme l'explique Erik (...)

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