Le Saint-Siège adhère au protocole de Kigali qui protège la couche d'ozone

Il y a cinq ans était publiée l’encylique Laudato si’ (Loué sois-tu) du pape François, un texte sur l’écologie intégrale où le souverain pontife évoquait protection de la nature et plaidait aussi pour un respect de la dignité humaine dans ses dimensions économiques et sociales. Un texte qui a eu un large écho, bien au-delà de la sphère catholique. Ce jeudi 18 juin, le Saint-Siège a de nouveau invité à la «conversion écologique» et annoncé son adhésion à l’amendement de Kigali du protocole de Montréal qui vient protéger la couche d’ozone.

De notre correspondant au Vatican,  Eric Sénanque

D’ordinaire plutôt rare devant les journalistes, Mgr Paul Gallagher, le chef de la diplomatie vaticane a pris place dans la salle de presse du Saint-Siège pour faire cette annonce concrète en matière d’écologie, cinq ans après la publication de l’encylique Laudato Si du pape François : « Je suis heureux de vous annoncer l’adhésion prochaine du Saint-Siège à l’amendement de Kigali du protocole de Montréal, un instrument mis en place pour lutter aussi bien contre le trou dans la couche d’ozone, que pour affronter les changements climatiques, instrument qui va dans la direction souhaitée par le Saint-Père ».

En rejoignant cet accord, déjà signé par une soixantaine de pays, le Saint-Siège veut montrer sa détermination sur les questions de développement durable. Une façon d’assurer avait expliqué le pape François son « soutien moral » à tous les États engagés dans la protection de l’environnement.

Dans son encylique écologique, le pape argentin parle en effet des outils au service d’un monde plus sain et plus juste et le protocole de Kigali en est l’une des concrétisations. « Tout est lié », ont tenu à rappeler ce jeudi 18 juin les responsables du Vatican: la crise écologique mais aussi sanitaire, économique et sociale.