Saint-Pierre-et-Miquelon : à la rencontre des agriculteurs

Ici, les patates poussent au milieu des galets, les salades parfois sous des LED, et des fromages de chèvres sont expédiés par bateau. Leïla Meliani, éleveuse, s’est installée à Miquelon il y a dix ans avec ses 40 chèvres. Les hivers sont rudes, et il a fallu s’y habituer. Elle produit 150 litres de lait par jour et fabrique des yaourts et des fromages. "Toute la matière première, il faut l’importer, explique-t-elle aux journalistes de France 3 pour le 12/13 du mercredi 28 octobre. Les céréales, […], le foin aussi, on l’importe du Canada". De nombreuses contraintes Pour les agriculteurs de Miquelon, c'est souvent la course pour maintenir les produits frais. "Ça prend le ferry ce matin", indique Cindi Lucas, maraîchère. Elle a attendu le dernier moment pour faire partir ses produits. Les 600 habitants de Miquelon ne lui permettent pas de vivre, alors une fois par semaine, elle envoie ses produits sur l’île principale, à Saint-Pierre. Autre contrainte : la terre est pauvre, il faut du temps pour la fertiliser et les galets sont légion. Heureusement, les investissements des agriculteurs sont subventionnés à 80% à Miquelon.