Saint-Maurice : usagers et soignants mobilisés contre la réduction des effectifs aux Hôpitaux

Marion Kremp @marionkremp
Saint-Maurice, ce mardi. Les usagers et les soignants des hôpitaux de Saint-Maurice dénoncent les suppressions de postes imposées par l’agence régionale de santé dans le cadre du retour à l’équilibre de l’établissement

Les hôpitaux de Saint-Maurice sont soumis à un plan de retour à l’équilibre par l’agence régionale de santé.


C’est une forêt de silhouettes noires placardées sur les arbres qui accueille le visiteur une fois passé le porche du centre psychiatrique Esquirol. Autant d’affiches que de postes qui seront supprimés dans le cadre du plan de réduction des effectifs imposé aux Hôpitaux de Saint-Maurice.

Mobilisée depuis plusieurs mois, l’intersyndicale Sud-CGT dénonce les conditions de travail des soignants, les services qui fonctionnent sans moyens et ce plan de retour à l’équilibre coup de massue sur l’hôpital au bord de la crise de nerfs.

Des patients mis à l’isolement par manque de personnel. D’autres qu’on laisse uriner dans des seaux par manque de moyens. Des enfants changés de services qui régressent dans leur rééducation… Mais aussi des soignants en larmes en commençant leur journée de travail. A bout, usés, qui ne peuvent plus poser leurs vacances et qu’on rappelle lorsqu’ils sont en repos.

Les représentants des usagers de ce groupement hospitalier n’ont quant à eux toujours pas avalé la dernière tenue du conseil de surveillance du 3 juillet.

« C’est véritablement un scandale. Douze lits ont été fermés au service de suivi de soin et rééducation enfants, d’ici à 2020 ils prévoient de supprimer 17 postes. Au total, ce sont 75 minutes de soin volés chaque jour aux patients, la qualité de la prise en charge s’écroule ! », s’énerve Jean-Marie Platet, représentant des usagers des hôpitaux de Saint-Maurice.

100 postes perdus en 8 ans

Depuis la fusion du centre Esquirol et des Hôpitaux de Saint-Maurice en 2011, l’établissement a perdu 100 postes. 96 postes sont laissés vacants depuis avril. Et 64 autres doivent être supprimés d’ici à 2020.

L’agence régionale de santé justifie ces coupes budgétaires par le déficit de l’hôpital. Un trou de 1 million d’euros en 2017 pour un budget de fonctionnement de 158 millions d’euros, en baisse chaque année.

En septembre, le deuxième volet du (...)

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