"Saint-Ho", l'école catho qui croyait aux placements miracles

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"Une école plutôt stricte, arc-boutée sur des principes d'un autre temps, au-delà du raisonnable." Voilà comment le site web de l’Etudiant décrit Saint-Honoré d’Eylau, une école catholique située près de la place de l’Etoile, dans le très chic XVIe arrondissement de Paris. Le site web rappelle fièrement l’histoire de cet établissement créé en 1862, et souligne que les locaux appartiennent à la paroisse Saint Honoré d’Eylau. Il indique que les religieuses du Saint-Sacrement ont repris la direction de l’école en 1957, et que l’externat n’est devenu mixte qu’en 1973. Aujourd'hui, les élèves y portent toujours l’uniforme, et ont droit chaque semaine à une heure de catéchisme et à une messe.

Bien moins réputée que d’autres écoles privées sous contrat, "Saint-Ho" pratique toutefois des prix plutôt élevés pour ses quelque 600 élèves : 1640 euros par an pour le collège, 1380 euros pour l’école primaire, très au-dessus de la moyenne des écoles catholiques (763 euros au collège, 390 euros en primaire). Ces tarifs ont permis à l’école, établie en association loi 1901 (donc à but non lucratif), de se constituer au fil du temps une jolie cagnotte de plus de 2 millions d’euros.

Hélas, la gestion de ce pactole n’a pas été très catholique. Loin de chasser les marchands du temple, Saint-Ho a plutôt cédé à l’appât du gain. A la recherche de rendements élevés, l’école a en effet investi en 2014 l’essentiel de ses économies dans un placement exotique et a quasiment tout perdu, comme l’a découvert (...)

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