Saint-Denis : encore une intrusion et des violences au lycée Paul-Eluard

Victor Tassel
Saint-Denis, jeudi 13 septembre. Une quarantaine de professeurs du lycée Paul-Eluard ont exercé leur droit de retrait après une agression ultra-violente dans l’enceinte de l’établissement

Quatre individus sont encore passés par-dessus les grilles pour agresser un élève de 1re ce vendredi. Le matin même, une quarantaine de professeurs avaient exercé leur droit de retrait.


Quatre individus, extérieurs au lycée Paul-Eluard, ont de nouveau escaladé les grilles de l’établissement, ce vendredi vers 15 heures. Ils s’en sont pris à un élève de 1re, « qui avait fini ses cours », selon une enseignante, en l’aspergeant de gaz lacrymogène. L’adolescent s’est réfugié dans le gymnase, en plein cours de sport. Ses assaillants se seraient emparés d’une raquette de badminton pour le frapper. Avant de prendre la fuite.

« Cela n’a pas eu d’incidence sur les cours, car le gymnase est à l’écart des salles de classe, confie Agnès Renaud, professeur de français. Les autres élèves n’étaient même pas au courant. » Le professeur de sport a lui reçu des rejets de gaz lacrymogène dans les yeux. La victime n’a pas souhaité porter plainte.

Cet incident intervient deux jours seulement après une agression d’un groupe de jeunes, armé d’un marteau et de couteaux, sur deux élèves. « On a l’impression que c’est le match retour, soupire une enseignante. C’est un perpétuel recommencement. »

Ce vendredi matin, une quarantaine des quelque 200 enseignants du lycée Paul-Eluard à Saint-Denis (Seine-Saint-Denis) avaient de nouveau exercé leur droit de retrait, comme la veille. « Nous estimons que la région ne prend pas la mesure de l’urgence de la situation, indique Agnès Renaud, professeur de français. D’autant que ce sont les mêmes promesses qu’il y a six mois. Les autorités ont beau nous dire que l’on est en sécurité, ce nouvel incident prouve que non ! »

La région a promis le changement des grilles du lycée « dans les trois mois » et l’installation de la vidéoprotection en 2019. Une promesse déjà formulée il y a six mois, après des jets de projectiles. « Cela n’a pas été fait », s’insurge Agnès Renaud. La région n’a pas fourni d’explication sur ce retard.

Quant au médiateur promis il y a six (...)

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