S'aimer en Égypte : les couples à l'épreuve d'une société conservatrice

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La Saint-Valentin a beau être une fête commerciale, elle est aussi l’occasion pour Europe 1 de se pencher sur l’amour et de rencontrer des amoureux qui, parfois, peuvent avoir à contourner certaines difficultés pour pouvoir vivre leur histoire. Dans les Carnets du monde, dimanche, Europe 1 fait voyager ses auditeurs en Égypte, où les jeunes, pour s’aimer, doivent souvent échapper au regard d’une société encore très conservatrice.

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"Si on veut voyager, il faudra que ton frère vienne avec nous"

"On se connaît depuis quatre ans, et le premier pas, c’était elle". Essam a rencontré Nadine à un atelier théâtre organisé sur leur campus privé de l’université américaine du Caire. "Il ne bougeait pas d’un poil, donc je me suis dit : 'je sais qu’il m’apprécie, je vais proposer une sortie, il dira oui'", abonde-t-elle en souriant. En Égypte, que ce soit dans la rue ou au café, s’embrasser en public est très mal vu. Mais main dans la main, Nadine et Essam se sentent libres. Bien plus que la génération de leurs parents, plutôt fortunée, et qui essaie malgré tout de garder le contrôle.

"Ma tante a été mariée quand elle n’avait que vingt ans, alors qu’elle n’était pas prête", raconte Nadine, évoquant les demandes pressantes de son entourage concernant les intentions d’Essam de la demander en mariage. "Pour moi, c’est plus facile de leur dire : 'non, on va à notre rythme, ne nous pressez pas', et ils sont plus compréhensifs"....


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