Sahel : pourquoi la mort du président tchadien Déby inquiète la France

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Idriss Déby "vient de connaître son dernier souffle en défendant l'intégrité territoriale sur le champ de bataille". C'est par ces mots que le porte-parole de l'armée du Tchad a annoncé le décès du maréchal et chef d'Etat, mardi. À 69 ans, le président est mort comme un jeune lieutenant, en menant la charge de ses troupes contre une colonne rebelle partie des confins du Tibesti, ce massif désertique de l’extrême nord du Tchad, et qui faisait mouvement vers N’Djaména, la capitale. Une disparition à l'image de la carrière du militaire, au pouvoir depuis 30 ans, et qui était devenu un partenaire-clé des Occidentaux dans les pays du Sahel. 

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300 rebelles tués et 150 faits prisonniers

Le président Déby aurait parfaitement pu attendre ses ennemis à l’abri, solidement retranché derrière les murs de son palais, et déléguer le combat à ses généraux - les fidèles ne lui manquaient pas. Mais ce n’était pas son caractère. Dès le début de l’incursion rebelle, il a sauté dans son 4X4 de commandement et rejoint ses soldats, en toute première ligne, comme il l’avait déjà fait lors de la dernière tentative de coup d’État, en 2008. Il faisait alors face aux même dissidents, de vagues cousins qui lui reprochaient de ne pas assez redistribuer les prébendes du pouvoir. Déjà, à l'époque, il avait subi le feu : son opérateur radio avait été tué par une rafale qui avait frappé son véhicule. Mais Idriss Déby avait su retourner...


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