Sahel: Emmanuel Macron annonce la fin de l'opération Barkhane "au premier trimestre 2022"

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Emmanuel Macron lors de sa traditionnelle allocution aux armées, à la veille du défilé du 14 juillet. - CHRISTIAN HARTMANN / POOL
Emmanuel Macron lors de sa traditionnelle allocution aux armées, à la veille du défilé du 14 juillet. - CHRISTIAN HARTMANN / POOL

L'opération antijihadiste française Barkhane au Sahel, qui mobilise aujourd'hui plus de 5000 militaires, s'achèvera "au premier trimestre 2022", a précisé mardi le président français Emmanuel Macron après en avoir récemment annoncé la fin prochaine.

"C'est au premier trimestre 2022 que nous mettrons un terme à l'opération Barkhane en bon ordre, mais en continuant à agir" dans la région car "nous ne nous désengageons pas", a-t-il déclaré lors de sa traditionnelle allocution aux armées, à la veille du défilé du 14 juillet.

Il avait annoncé vendredi que le processus de fermeture de bases de la force Barkhane, dans le nord du pays, débuterait au "second semestre de l'année 2021" et que les emprises de Kidal, Tessalit et Tombouctou seraient closes "d'ici le début de l'année 2022".

Le chef de l'Etat a d'ores et déjà annoncé une réduction progressive des effectifs militaires français au Sahel après huit ans de présence ininterrompue, au profit d'un dispositif allégé de 2500 à 3000 hommes "à terme".

Concrètement, la France va renoncer à essayer de sécuriser de vastes zones où les Etats n'arrivent pas à reprendre pied. Les missions seront désormais axées sur le contre-terrorisme, ainsi que sur l'appui aux armées locales pour les aider à monter en puissance et s'autonomiser, via les troupes européennes de la nouvelle task force Takuba qui défileront mercredi sur les Champs-Elysées.

Hommage appuyé au général Lecointre

Le président Macron a tenu à saluer l'action des militaires de la force Barkhane, déployée depuis 2014 au Sahel: "C'est l'armée française et l'opération Barkhane qui ont empêché, ces dernières années, la constitution d'un califat territorial au Sahel", a-t-il assuré.

Le chef de l'Etat a par ailleurs profité de l'occasion pour rendre un hommage appuyé à son chef d'état-major des armées, le général François Lecointre, qui cédera sa place fin juillet à l'actuel chef d'état-major de l'armée de Terre, le légionnaire Thierry Burkhard.

"Voici 4 ans que vous êtes à mes côtés, que sous l'autorité de la ministre des Armées vous menez les armées sur le chemin de la réparation, que vous avez été à mes côtés sur des opérations infiniment sensibles", a souligné le chef de l'Etat, en saluant l'"admirable vaillance", "l'engagement et la loyauté" du général Lecointre.

"Général, les choses vont commencer et la pression qui va avec", a-t-il ensuite lancé en souriant au futur chef d'état-major, le général Burkhard. Et de dévoiler le nom du nouveau chef d'état-major de l'armée de l'Air et de l'Espace, le général Stéphane Mille, qui remplacera cet été le général Philippe Lavigne, en partance pour de hautes fonctions au sein de l'OTAN.

Article original publié sur BFMTV.com

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