Sahel : les conséquences de l'intervention militaire française au Mali

The Conversation

Au sommet qui s’est tenu à Pau le 13 janvier 2020, date du septième anniversaire de l’engagement militaire français au Mali, le président Emmanuel Macron et ses homologues du G5-Sahel (Burkina Faso, Mali, Mauritanie, Niger et Tchad) ont publiquement constaté que l’opération Barkhane ne parvenait plus à contenir efficacement la menace dite "jihadiste". Pour relever le défi, l’Elysée a donc annoncé l’envoi de 220 hommes supplémentaires qui viendront en renfort des quelque 4 500 soldats déjà déployés sur place. Tout en mettant en place un commandement conjoint avec les troupes du G5-Sahel, l’armée française devrait aussi recevoir l’appui des forces spéciales européennes de l’opération Takuba ("Sabre" en tamachek, en référence à l’opération Sabre des forces spéciales françaises).


Des soldats supplémentaires, une mesure largement insuffisante

En comparaison avec les surges des Américains en Afghanistan et en Irak autrefois, ce "sursaut" semble pourtant bien symbolique, pour ne pas dire dérisoire, voire mesquin. Surtout, il ne va rien résoudre des problèmes de fond qui expliquent la résilience d’insurgés habitués à se jouer de frontières poreuses. En dépit de son recentrage sur la région du Liptako-Gourma, la nouvelle mouture de l’opération Barkhane, d’abord, n’évite pas l’impression de saupoudrage. A l’échelle du G5-Sahel, elle compte dix fois moins de soldats que (...)

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