Le Sahel central, «l’un des plus gros trous noirs de l’information»

Chaque année, la Journée mondiale des droits de la presse est célébrée. Crise environnementale et urgence du journalisme, c'est la thématique de cette année. Au Sahel central, les conditions de travail des journalistes se sont détériorées, selon plusieurs rapports d’organisations internationales. Le Mali, le Burkina Faso et le Niger sont d’ailleurs perçus comme des déserts de l'information depuis que ces trois pays ont à leur tête des régimes militaires.

L’espace de liberté de la presse s’est considérablement réduit dans la région du fait des conflits et de la présence jihadiste. L'accès à certaines zones est quasi impossible. Les journalistes sont aussi sujets aux pressions, aux arrestations ou comme au Burkina Faso aux réquisitions forcés de personnalités sur le front aux cotés de l’armée.

Pour RSF, « le Sahel est devenu l’un des plus gros trous noirs de l’information ». L’espace de liberté de la presse s’est considérablement réduit face aux pressions, aux arrestations ou, comme au Burkina Faso, aux réquisitions forcées aux côtés de l’armée.

En l’espace de trois ans, plus d’une dizaine de médias internationaux et locaux ont été temporairement ou totalement suspendus au Mali, au Burkina Faso et au Niger, dont RFI et France 24. L’expulsion et la non-délivrance de visas ou d’accréditation à des journalistes étrangers, mais surtout français, a marqué la volonté de ces régimes de s’affranchir d’une presse pluraliste jugée non conforme à leurs principes.


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