Sahara occidental: l’escalade diplomatique se poursuit entre la Tunisie et le Maroc

Après avoir retiré son ambassadeur à Tunis en signe de protestation à l’invitation du chef du Front Polisario, Brahim Ghali, au Forum économique Japon-Afrique qui vient de se dérouler, Rabat multiplie les gestes de mécontentement et les positions hostiles. Les secteurs de la société civile proches des autorités s’en mêlent et critiquent la Tunisie.

Les clubs de volley-ball marocains ne participeront ni au championnat arabe ni au championnat africain des clubs, deux compétitions qui auront lieu à Tunis en septembre et octobre prochain.

Le Maroc ne digère pas que le président Kaïs Saïed fut lui-même à l’aéroport pour recevoir en personne Brahim Ghali, le chef du Front Polisario, et lui dérouler le tapis rouge. Cette invitation est en fait la goutte d’eau qui a fait déborder le vase. À Rabat, on considère que depuis l’arrivée de Kaïs Saïed au pouvoir, la politique tunisienne sur le Sahara occidental a changé. La Tunisie est clairement sous pression algérienne, pense-t-on à Rabat.

Durant les dernières quarante-huit heures, l’union des magistrats, les avocats, la presse et l’Union des écrivains marocains, pour ne citer qu’eux, ont dénoncé dans des communiqués le geste tunisien. Une « stupidité diplomatique », dénonce ainsi le communiqué de l’Union des écrivains. Quant aux réseaux sociaux, ils se déchaînent, et certains appellent même au boycott des produits tunisiens.


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