Sahara occidental: les États-Unis ouvrent une mission diplomatique «virtuelle»

·2 min de lecture

Les États-Unis ont annoncé ce jeudi l'ouverture d'une mission diplomatique « virtuelle » au Sahara occidental. Début décembre, Donald Trump avait annoncé que les États-Unis reconnaissaient la souveraineté marocaine sur ce territoire disputé.

En contrepartie à la normalisation des relations entre le Maroc et Israël, Donald Trump avait annoncé le 10 décembre, à la surprise générale la reconnaissance de la « marocanité » de cette région désertique, revendiquée par les indépendantistes du Front Polisario soutenus par l'Algérie.

« J'ai le plaisir d'annoncer le début du processus pour établir un consulat des États-Unis au Sahara occidental », a tweeté jeudi le chef de la diplomatie américaine Mike Pompeo. « Dans l'immédiat, nous inaugurons une mission diplomatique virtuelle ». Un consulat qui « fonctionnera à plein régime » suivra, a encore annoncé le secrétaire d'État américain dans un communiqué, sans préciser de calendrier.

Mike Pompeo a réaffirmé que Washington entendait « continuer à soutenir des négociations politiques pour résoudre les différends entre le Maroc et le Polisario, dans le cadre du plan d'autonomie présenté par le Maroc ».

Jared Kushner, le gendre et conseiller du président américain, a pris place mardi, avec une délégation israélienne à, bord du premier vol direct entre Israël et le Maroc, où il a signé une déclaration qui prévoit notamment l'ouverture d'un consulat américain à Dakhla, dans le sud du Sahara occidental, rapporte l' Agence France presse. Le gendre de Donald Trump est l'artisan des récents rapprochements entre désormais quatre pays arabes et l’État hébreu.

À lire aussi : Le rapprochement entre le Maroc et Israël bouleverse les rapports de force dans la région

Cette annonce de Donald Trump est une victoire diplomatique pour le Maroc alors que le Front Polisario, soutenu par l'Algérie, réclame toujours un référendum d'autodétermination - référendum prévu par un cessez-le-feu signé sous l'égide de l'ONU en 1991. L'opération des Nations unies dans ce dossier s'appelle d'ailleurs la Minurso, la Mission pour l'organisation d'un référendum au Sahara occidental.

Mais Rabat de son côté propose une autonomie du territoire, placé de facto dans son giron. On parle dans le royaume chérifien des « provinces du Sud », elles ont notamment fait l'objet d'une grande politique de régionalisation avancée depuis 2015. Plusieurs incidents armés ont opposé troupes du Maroc et du Polisario ces dernières semaines.

À lire aussi : Sahara occidental : Le Maroc réprime des indépendantistes (Note de Human Rights Watch)

À lire aussi : Sahara occidental: le silence de l'ONU après l’annonce de Trump

(avec agences)